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à Finaut


"[...] et moi je sonne et crie :
A Finaut ! à Finaut !"
Les Fâcheux II, 6 (v. 552-553)

Dans le poème de Gauchet, l'un des chiens, Rigault, s'excite à l'approche de la bête :

Au Cri "voici Rigault", qui de grande vitesse
Et d'abois redouble, sur les fuites redresse :
Le voyant faire ainsi je commence, bien haut,
A crier : "il est vray ! Voileci ! A Rigault !"

Dans le traité de Salnove, un chapitre est consacré au parler dont doit se servir un bon piqueur ("Comme le Piqueur doit parler et sonner lorsqu'il fait chasser les chiens, la mort du Cerf, et la Retraite") :

Il y est précisé :

Le grêle ne se doit sonner que lorsque vous voyez le cerf, où l'on doit dire d'un ton "Tayaut", ce qui fait connaître à ceux qui suivent la chasse, ce que l'on y fait, et qui établit et maintient la croyance aux chiens, puisqu'il y a un règlement, et que dans la manière que l'on sonne et parle à présent aux chiens, il n'y en a aucun, leurs termes tenant plutôt du Bateleur que du Chasseur.

D'autre part, on y insiste sur le fait qu'il faut appeler les chiens par leur nom :

Et pour les faire requêter et les obliger à se rabattre des voies du Cerf , il leur faut dire "Velcyallé, Mesbelots, Velcyallé", et les nommer, particulièrement ceux en qui vous avez créance, où vous sonnerez encore par mots entrecoupés, et si vous avez dessein de faire venir quelqu'un des Veneurs à vous, il faut sonner un mi-long, et lui doit vous répondre du même mot, ce qu'oyant, vous sonnez deux mots longs, qui est le signal de la chasse pour le faire venir au plus tôt sans aucune réponse ; et le Cerf étant pris, vous en sonnerez la mort par trois mots longs, comme Don, Don, Dooon, et ensuite la retraite, comme Donhon, Donhon, Donhon, Donhon, ce dernier mot se doit sonner long.
(Partie I, ch. LVII, p. 146)




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