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à la malice un peu porté


"Et je me sens, par ma planète,
À la malice un peu porté."
Amphitryon, III, 2, v. 1496-1497

La malice de Mercure est décrite dans un passage de la Mythologia sive explicationum fabularum libri decem (1581) de Natale Conti (Natalis Comes), ouvrage de référence pour les contemporains de Molière :

On lui a donné la réputation d'être le dieu des larrons, imposteurs, et de toutes fraudes ; syndic et patron des marchands, banquiers, trafiqueurs, courretiers ; non seulement pource que si l'éloquence et beau-parler est conjointe avec un mauvais et malicieux esprit, il peut faire beaucoup de maux aux autres hommes : mais aussi d'autant que ceux sur la naissance desquels la planète de Mercure domine, sont volontiers enclins au larcin et à toutes sortes de ruses et cautèles. Car, comme ainsi que cette planète soit sèche et chaude, elle rend les hommes finets, rusés et éloquents aussi, très prompts à user d'astuce et de fraude.
(Mythologie ou Explication des Fables, trad. par J. Baudoin, 1627, p. 431)




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