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Allons nous renfermer


"Enfin, si maintenant ma prudence en est crue,
Ne nous obstinons point à rester dans la rue,
Allons nous renfermer."
Dépit amoureux, V, 3 (v. 1570-1572)

Dans son traité « De la hardiesse et de la crainte » (Opuscules ou Petits Traités, 1643), La Mothe le Vayer présente les craintifs sous un jour favorable, en invoquant plusieurs arguments, qui les érigent au rang d'"hommes pacifiques" :

pourquoi y aurait-il de la honte à souffrir un mouvement naturel dont personne ne saurait se dire exempt ?
(p. 27).

Que si nous voulons jeter les yeux sur le reste des animaux, qui sont les vrais miroirs de nature, nous verrons que les plus courageux d'entre eux ne sont pas exempts de la crainte, et qu'ils s'effraient même pour de très petits sujets.
(p. 28)

La crainte de la mort, tout particulièrement, doit être érigée au rang d'une vertu digne des sages ("La mort est un remède").




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