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Apollon


Apollon au bruit des trompettes et des violons entre par le portique…
Les Amants magnifiques, sixième intermède, cinquième et dernière entrée de ballet.

Si le premier intermède des Amants magnifiques, dédié à Neptune, pouvait rappeler les fontaines de Francini pour Saint-Germain-en-Laye (voir "Ces sortes de déités"), le public pouvait ici penser aux plus récents ornements de Versailles, dédiés à Apollon :

  • Jean-Baptiste Tuby sculpte un Apollon conduisant son quadrige au lever du jour pour le grand bassin de Versailles entre 1668 et 1670 (1);
  • Guérin, Marsy, Girardon et Regnaudin ornent la grotte de Thétis de groupes ayant Apollon pour héros entre 1666 et 1675 (2).
  • La Fontaine donne de cette dernière une description qui ouvre le conte des Amours de Psyché et de Cupidon (1669) (3).


(1)
Il est représenté dans un chariot tiré par quatre chevaux, et environné de quatre Tritons et de quatre Baleines le tout de bronze.
(Description sommaire du château de Versailles, 1674, p.76)

(2)

Les Bains d'Apollon
Ce Bosquet, qui peut avoir douze toises de long sur huit de large, prend son nom d'un grand Groupe de marbre blanc qui est au milieu de deux autres, et représente Apollon chez Thétis.
(Jean-Aymar Piganiol de la Force, Description des châteaux et parcs de Versailles, de Trianon et de Marly, 1715, t.2, p. 48)

(3)

Quand le Soleil est las, et qu'il a fait sa tâche,
Il descend chez Thétis, et prend quelque relâche.
C'est ainsi que Louis s'en va se délasser
D'un soin que tous les jours il faut recommencer.
Si j'étais plus savant en l'art de bien écrire,
Je peindrais ce monarque étendant son empire :
Il lancerait la foudre ; on verrait à ses pieds
Des peuples abattus, d'autres humiliés.
Je laisse ces sujets aux maîtres du Parnasse :
Et pendant que Louis, peint en dieu de la Thrace,
Fera bruire en leurs vers tout le sacré vallon,
Je le célébrerai sous le nom d'Apollon.
[…]
Oh ! qui pourrait décrire en langue du Parnasse
La majesté du dieu, son port si plein de grâce,
Cet air que l'on n'a point chez nous autres mortels,
Et pour qui l'âge d'or inventa les autels !




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