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Bannie de Rome


"On sépare toujours le mauvais usage d'avec l'intention de l'art; et comme on ne s'avise point de défendre la médecine pour avoir été bannie de Rome, ni la philosophie pour avoir été condamnée publiquement dans Athènes, on ne doit point aussi vouloir interdire la comédie pour avoir été censurée en de certains temps. "
Le Tartuffe, Préface

L'exemple avait été invoqué dans l'Apologie du théâtre (1639) de Scudéry (1). Il provient du Livre XXIX de l'Histoire naturelle de Pline (2).

La Mothe le Vayer s'y était référé dans

  • le "petit traité" "De la santé et de la maladie" (Opuscule et petits traités, 1647) (3)
  • le "Problème sceptique XX" ("Faut-il déférer aux invectives, dont usent beaucoup de personnes, à l'exemple du vieil Caton, contre la médecine ?") (éd. des Oeuvres de 1756 ,V, 2, p. 280-286)

Auparavant un argument semblable avait été avancé par les comédiens dell'arte


(1)

Quand il serait véritable que la foudre de ces lois aurait été lancée sur les comédiens, ce qui n'est pas, ils pourraient appeler de cette injustice avec les médecins, qui par un décret du sénat furent six cents ans bannis de Rome.
(p. 79)

(2)

vero non milia gentium sine medicis degant nec tamen sine medicina, sicuti populus Romanus ultra sexcentesimum annum, neque ipse in accipiendis artibus lentus, medicinae vero etiam avidus, donec expertam damnavit.
(Historia naturalis, XXIX, 5, 11 (traduction française)

(3)

Elle a été méprisée par la république romaine, la plus sage et la plus puissante de toutes celles dont nous avons eu quelque connaissance.
(éd. des Oeuvres de 1756, II, 2, p. 214)

(4)

Leggiamo parimente che dalla stessa Roma furono, come infami, banditi tutti i matematici e pur sappiamo quanto eccellente e necessaria sia una tal scienza, ma è d'avvertire, che quelli non erano matematici veri e honorati come son quelli de i nostri tempi, ma si ben persone che con tal mezzo davano opera alla piromantia, chiromantia, etc, e non di meno sono nominati con nome di matematici; ondesi come quelli non compatiscono biasimo a questi, cosi non concederemo che quelli infami rappresentanti possino lasciar per discendenza infamia a questi che con ogni modestia rappresentano.
(p. 7) (voir également "besoin de divertissement" et "les Espagnols, nos voisins")

(5)

dico adunque che si puo dir di tutti volendo e forsi che i legisti non sono stati calunniati, i medici sbanditi da Roma, i matematici esiliati, i musici vilipesi, i logici scacciati, e quasi tutte le scienze flagellate, che maraviglia è adunque che i comici habbino patito naufragio, se la borasca è stata commune ?
(p. 80)




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