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Bourse


"- Il en est comme avec ceux qui nous ouvrent leur bourse et nous disent, prenez. Nous en usons honnêtement, et nous nous contentons de la raison. Mais ceux qui nous chicanent, nous nous efforçons de les tondre, et nous ne les épargnons point. - Va, je serai de ceux qui ouvrent leur bourse, et tu n'as qu'à te marier avec moi."
Georges Dandin, II, 1

Je veux dire, que je ne trouve point étrange que vous vous rendiez au mérite de Monsieur le Vicomte, vous n'êtes pas la première femme qui joue dans le monde de ces sortes de caractères, et qui ait auprès d'elle un Monsieur le Receveur, dont on lui voit trahir, et la passion, et la bourse pour le premier venu qui lui donnera dans la vue […]"
La Comtesse d'Escarbagnas, scène 8

L'acception grivoise du terme "bourse" est bien attestée au XVIIe siècle.

Ainsi dans ces deux quatrains du recueil des Satyres bastardes et autres oeuvres folastres (1615) de Nicolas Joubert Angoulevent :

A Nicole

Quand vous venez me voir dedans ma chambre.
Ce n'est point, non, pour me donner confort,
Pour enrichir ou prolonger ma mort,
Mais pour vider et ma bourse et mon membre.
(réimpression de 1865 p. 77)

A la même

Mon cas, dis-tu, rit à l'argent,
Jeanne, mais le mien ne peut rire,
Quand il faut qu'à la bourse je tire :
Qui rirait perdant doublement ?
(ibid., p. 103)

Ou encore dans ce jeu de mot de la comédie Champagne le coiffeur (1664) de Boucher :

De vos maux allons à la source :
Vous a-t-on coupé votre bourse ?
Vous en reste-t-il les pendants ?
(in V. Fournel, Les Contemporains de Molière, Paris, 1865, t. V, p. 261)




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