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C'est à la cavalière


"La brutalité de la saison a furieusement outragé la délicatesse de ma voix; mais il n'importe, c'est à la cavalière"
Les Précieuses ridicules, sc. IX.

Dans Le Roman bourgeois (1666), Antoine Furetière reprendra l'expression en lui donnant un sens explicite :

"Ce n'est pas, dit Belastre, que je veuille me piquer d'être auteur ni faire le bel esprit; mais vous connaîtrez que, quand je veux m'y appliquer, je suis capable de faire des vers à la cavalière.
- Qu'entendez-vous par ces vers à la cavalière ? N'est-ce pas de ces méchants vers dont tout le monde est si fatigué ?"
Belastre se hasarda de répondre que c'étaient des vers faits par des gentilshommes qui n'en savaient point les règles, qui les faisaient par pure galanterie, sans avoir lu de livres et sans que ce fût leur métier.
(Livre second; trouver réf.)




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