[retour à un affichage normal]

Accueil > Outils > Célimène me trompe

Célimène me trompe


"C'en est fait... mon amour... je ne saurais parler.
[...]
- Mais, encor, qui vous peut... - Ah! tout est ruiné,
Je suis, je suis trahi, je suis assassiné :
Célimène... Eût-on pu croire cette nouvelle?
Célimène me trompe, et n'est qu'une infidèle."
Le Misanthrope, IV, 1, v. 1223-1230

Lorsqu'il se découvre trompé, le héros de La Mère coquette (achevé d'imprimer : 16 janvier 1666) de Quinault (voir également "jamais personne n'a aimé comme je fais") a des propos d'une teneur semblable :

J'en fais juge Madame, et veux bien qu'elle die
S'il est rien de si noir que cette perfidie.
Après tant de serments et si tendrement faits,
De nous aimer toujours, de ne changer jamais,
Isabelle aujourd'hui, cette même Isabelle...
Madame, obligez-moi, ne me parlez plus d'elle.
(IV, 8, p. 218)

Une situation similaire se trouve également dans une nouvelle de Donneau de Visé publiée la même année :

Le hasard me fit un jour trouver dans sa chambre une lettre du galant dont je vous ai entretenu [...]. J'appris par cette lettre qu'elle était toujours en bonne intelligence avec ce galant : que leur amour était réciproque, et qu'elle lui avait même mandé qu'elle espérait le voir bientôt à Paris.
("Les Soirées des auberges", Diversités galantes, 1666, p. 10-11)




Sommaire | Index | Accès rédacteurs