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Ce ne sont point les médecins qu'il joue


"Ce ne sont point les médecins qu'il joue, mais le ridicule de la médecine."
Le Malade imaginaire, III, 3

La même distinction était formulée

  • dans l'essai "De la ressemblance des enfants aux pères" (II, 37) de Montaigne (1)

Elle sera reprise, de manière inversée, dans les Aventures (1677) de Dassoucy (3)


(1)

Au demeurant, j'honore les médecins, non pas suivant le précepte, pour la nécessité [...] mais pour l'amour d'eux-mêmes, en ayant vu beaucoup d'honnêtes hommes, et digne[s] d'être aimés. Ce n'est pas à eux que j'en veux, c'est à leur art [...]
(éd. C. Journel, Paris,1659, p. 815.)

(2)

Ayant ainsi parlé librement contre les médecins, il se prend à rire, et regardant notre médecin, qui était un des plus fréquents de nos serées, lui va dire qu'il ne parlait que généralement et non particulièrement et qu'il savait bien des médecins aussi sages et honnêtes, et aussi bien complexionnés qu'autres, même Plutarque dit Hercule avoir été médecin ; et qu'il n'avait dit tout cela des médecins que pour en blâmer la plus grande part, afin qu'on les connaisse et qu'ils se corrigent de quelques imperfections qu'on ne peut endurer.
(éd. C. E. Roybet, Paris, Lemerre, 1873, p. 208)

(3)

Connaissant que l'abondance qui ferait vivre les pauvres est celle qui tue les riches, et à combien de périls la vie des grands est exposée quand elle est attaquée par l'ignorance des médecins, j'en composai une pièce, non contre la médecine, mais contre l'ignorance des médecins.
(Chap. XIII) (source : G. J. Witkowski, Le Mal qu'on a dit des médecins, 1885, p. 115)




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