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Ce que voient mes yeux, franchement je m'y fie


"Pour moi je ne sais point tant de philosophie
Ce que voient mes yeux, franchement je m'y fie."
Dépit amoureux, I, 1 (v. 57-58)

Dans ses Dialogues d'Orasius Tubero (1631), La Mothe le Vayer avait développé un point de vue analogue à celui de Gros-René, mettant en cause le doute universel :

Si donc nous supposons qu'il n'y a rien de vrai et de certain, n'est-ce pas en même temps ôter à notre esprit la fin et le but de toutes ses opérations, et par conséquent son repos, son bien et sa félicité, le livrant et l'abandonnant aux doutes, aux irrésolutions, aux incertitudes, comme à des furies infernales, qui l'agiteront et tourmenteront jour et nuit, sans qu'il se puisse donner aucun repos ?
(éd. de 1716, I, p. 78-79)




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