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Ces deux soeurs si pareilles


"Il nous enseigne à prendre une digne matière,
[...] dont la Poésie, et sa sœur la Peinture
Parent l'instruction de leur docte imposture ;[...]
Et par qui de tout temps, ces deux sœurs si pareilles
Charment, l'une les yeux, et l'autre les oreilles."
La Gloire du Val-de-Grâce, v. 59-68

L'Art de peinture traduit en français (1668) de Du Fresnoy débutait par l'observation suivante :

La peinture et la poésie sont deux soeurs qui se ressemblent si fort en toutes choses qu'elles se prêtent alternativement leur office et leur nom. On appelle la première une poésie muette et l'autre une peinture parlante. Les poètes n'ont jamais rien dit que ce qu'ils ont cru qui pouvait flatter les oreilles et les peintres ont toujours cherché ce qui pouvait donner du plaisir aux yeux.
(p. 3)

L'idée était également à l'honneur dans les premiers vers du poème La Peinture de Perrault :

Doux charme de l'esprit, aimable poésie [...]
Viens louer avec moi la peinture ta soeur
[...] ensemble on vit sortir du sein de la nature
L'aimable poésie et l'aimable peinture,
Deux soeurs, dont les appas égaux, mais différents
Furent le doux plaisir de l'esprit et des sens.
p. 184)




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