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Cette feinte où je me force


"Que m'engager à faire l'amant de la maîtresse du logis, c'est me mettre en état de craindre de me trouver ici le premier. Que cette feinte où je me force n'étant que pour vous plaire, j'ai lieu de ne vouloir en souffrir la contrainte, que devant les yeux qui s'en divertissent. Que j'évite le tête-à-tête avec cette comtesse ridicule, dont vous m'embarrassez, et en un mot que ne venant ici que pour vous, j'ai toutes les raisons du monde d'attendre que vous y soyez."
La Comtesse d'Escarbagnas, scène 1.

Dans la petite comédie en un acte de Françoise Pascal intitulée L’Amoureuse vaine et ridicule (1657), Philis ordonne à son amoureux Clindor de feindre d’aimer l’«extravagante» Clorinde:

PHILIS.
Clindor, connaissez-vos certaine extravagante?
Laide, vieille, et pourtant qui croit qu'elle est charmante,
Et que tous les mortels sont blessés de ses traits,
Qu'elle charme les cœurs par de puissants attraits.

CLINDOR.
Philis, je la connais: cessez de la dépeindre.

PHILIS.
Feignez donc de l'aimer.

CLINDOR.
Oui-da, je veux le feindre.
Car enfin, pour l'aimer, je ne le saurais pas.
(sc. 1)




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