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Consolatif


"Je suis homme consolatif, homme à m'intéresser aux affaires des jeunes gens."
Les Fourberies de Scapin, I, 2

L'adjectif "consolatif" fait partie d'un vocabulaire dévot passé de mode.

Il figurait par exemple dans

  • Le Grand Chef-d'oeuvre de Dieu (1649) d'Etienne Binet :

Notre Dame ne prétend rien que de conserver le titre qu'on lui a donné de mère de Miséricorde, et tout ce qu'elle prétend, c'est d'exercer la miséricorde et ne veut point savoir que c'est que de rigueur. Or ce qui est fort consolatif, c'est que de la chambre de Justice, il y a pouvoir d'appeler à celle de Miséricorde et des grâces.
(p. 393)

  • la traduction de L'Imitation de Jésus-Christ de Marillac (1646) :

Car, Seigneur mon Dieu, vous êtes bon par-dessus toutes choses,vous êtes seul très haut, seul très puissant, seul très suffisant et très plein, seul très doux et très consolatif, seul très beau et très aimable, seul très noble et très glorieux par-dessus toutes choses.
(p. 226)

On le retrouve dans certains textes dévots contemporains tels que La Manière de conduire les âmes dans la vie spirituelle (1676) de François Guilloré :

II est pourtant à remarquer, que ces personnes dans les commencements de leur conversion souffrant beaucoup de troubles, et de tribulations intérieures, il est bon quelquefois, quand elles ont l'esprit assez fort pour cela, de les laisser dans leurs peines comme dans une espèce de fournaise et de feu, sans les endurer aussitôt par compassion et par des discours consolatifs.
(p. 208)




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