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Déjeunions en hâte avec quelques oeufs frais


"[Nous] déjeunions en hâte avec quelques oeufs frais"
Les Fâcheux II, 6 (v. 498)

Le repas dans la nature est un topos de la partie de chasse, dont on trouve un exemple dans le poème de Gauchet :

Là étans arrivez ; sur la verde herbellete
On mettra le jambon, le pan de costelette,
Le cervelat, l'endouille et la longe de veau.
Poivrée par dessus, du vin vieil et nouveau,
Et tout ce qui se peut de viande salée,
Propre se recouvrer pour dîner l'assemblée.
[...]
Là sur cent mille fleurs la nape nous rangeons
Couverte de bons mets que chauds et frais mangeons.
(p. 178)

Le traité de Salnove reprend également ce passage obligé, en l'adaptant aux nécessités de la chasse royale :

Ce que nous appellons l'Assemblée, c'est le lieu à donner le rendez-vous aux Veneurs et aux valets de limiers, qui sont au bois, pour y faire venir leur rapport; il faut que ce lieu soit choisi par ceux qui connaîtront le pays où l'on veut courre, et qu'il soit justement au milieu, afin de donner plus de facilité à ceux qui sont au bois, de s'y rendre avec moins de peine, après avoir fait leurs quêtes et à l'heure qu'il faut, pour manger, et séparer les relais, afin d'aller au laisser courre entre dix et onze heures (particulièrement en hiver, que les jours sont courts) et s'il s'y rencontre un village, ou une ferme, pour apprêter le dîner, il serait plus à propos pour y manger les viandes chaudes ; sinon il faut que ce soit un beau carrefour, où l'on portera les viandes froides, à moins que le roi fut allé au bois et qu'il y voulut dîner : en ce cas, il faudrait choisir un village le plus commode et le plus proche des quêtes : cela étant, l'Assemblée est due par le roi aux Veneurs, qui est une quantité de pain, vin et viande, qui sont réglés et adonnés de tout temps dans la Maison du Roi, que je leur ai fait donner plusieurs fois, étant en quartier de Maître d'Hôtel : c'est aussi ce qui rend les Officiers de la Vénerie Commensaux de la Maison du Roi, puisqu'ils y ont pain et vin ordonné.
(I, 54 : "Du Lieu où l'on doit faire l'Assemblée, lorsque l'on veut courre le Cerf, et comme l'on doit séparer les relais", p. 134)




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