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De ces choses qui rassasient d'abord


"Il faudra de ces choses, dont on ne mange guère, et qui rassasient d'abord; quelque bon haricot bien gras, avec quelque pâté en pot bien garni de marrons"
L'Avare, III, 1

Un texte du recueil Della famosissima compagnia de la lesina, oeuvre marquante de la littérature facétieuse de la lésine indique que les mets qui excitent l'appétit doivent être évités :

Generalmente si proibiscono tutti i cibi ritrovati per gola, che incitato l'appetito, come olive, salami, salse, fegatelli, animelle, e altre poltronnerie simili: potranosi pero usare i limoni la mattine, e le cipolle la sera: i quali, se bene incitano l'appetito, spengono pero la fame, e non è peccato di gola: Iuxta illud: Indulgere gulae noli, quia ventris amicta est.
("Additione ai capitoli", éd. de 1666, p. 43.)

Ailleurs, des explications sont fournies sur les économies qui peuvent être réalisées dans la préparation de la nourriture ("Manico della lesina", XVIII-XX, "Insalate, carni, frutti", éd. de 1666, p. 90-91)

Viande prohibée
La Compagnie défend généralement toute sorte de viandes, inventées en faveur de la gueule, lesquelles provoquent l'appétit [...]
(La Fameuse Compagnie de la lésine, Paris, A. Saugrain, 1604, p. 42)

Contre ce qui aiguise l'appétit
Que l'on soit record et mémoratif, que la Compagnie a défendu toutes les choses qui aiguisent l'appétit, comme dommageable à la bourse.
(Ibid., p. 47.)




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