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De sa femme on se doit abstenir


"Les médecins disent, quand on est ivre,
Que de sa femme on se doit abstenir;
Et que dans cet état, il ne peut provenir,
Que des enfants pesants, et qui ne sauraient vivre.
[...]
Et sur les jours caniculaires,
Ils nous donnent encore, avec leurs lois sévères,
De cent sots contes par le nez."
Amphitryon, II, 3, v. 1160-1174

Des idées semblables étaient émises

  • dans les Trois livres des maladies et infirmités des femmes (1649) de Jean Liébault :
Le plus dangereux est l'été, auquel si faire se peut l'on se doit abstenir de tel ébat, de crainte que le corps jà débilité des grandes chaleurs et exténué des excessives sueurs et transpirations assidues ne soit du tout abattu en ce combat.
(Chapitre XXV, "Quel temps de l'année, quelle partie et heure du jour est plus convenable pour engendrer ?", p. 57)

  • dans la Callipaedia (1655), poème latin du médecin Claude Quillet :
Sed calor aestivus, quo fervet torrida bilis
Multus et in tenues vanescit spiritus auras
Effoetaeque fluunt vires; vix sufficit almae
Progenerandi operae.
Au contraire, la chaleur de l'été enflamme la bile, énerve la vigueur des corps, et dissipe beaucoup d'esprits emportés par la transpiration qu'elle augmente; cette saison laisse à peine assez de forces pour produire deux êtres parfaits.
(Livre II, éd. de 1749, p. 69]

Nec tamen immodico vos indulgere juvabit
Lenaeo. Nimiis vini stagnantia rivi
Viscera, nativum minuunt vesana calorem,
Nec dare sufficiunt maribus primordia firmis.
Ne faites pas cependant un usage immodéré de cette liqueur [le vin] : des entrailles noyées dans une trop grande quantité de vin n'ont plus tant de chaleur naturelle, et ne peuvent donner naissance à des mâles vigoureux.
(Livre II, p. 81-82)




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