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Depuis le cèdre jusqu'à l'hysope


"Les comédiens et les auteurs, depuis le cèdre jusqu'à l'hysope sont diablement animés contre lui"
L'Impromptu de Versailles, sc. IV

Le lieu commun de rhétorique, d'origine biblique (1 Rois 5, 13), avait été utilisé entre autres dans :

  • Le Barbon (1648) de Guez de Balzac :

Voici quelques-unes de ces rares choses qu'il a cherchées avec tant de curiosité, et qu'il étale avec tant de pompe. Voici de quelle façon il est savant. Il sait combien il y avait de noeuds à la massue d'Hercule ; combien tenait de pintes la coupe du vieux Nestor ; à combien de points se chaussait le roi Priam. Il sait les noms des cinquante princes, fils de ce Monarque infortuné ; il connaît toute la maison royale, depuis le cèdre jusques à l'hysope (c'est ainsi qu'il a accoutumé de parler), depuis Hector jusques à Troïle. Il sait de quelle couleur était la Barbe d'Ajax ; de quelle forme était le bonnet ou la calotte d'Ulysse ; car il soutient qu'Ulysse ne portait point de chapeau, et cite là-dessus l'Etymologicum Magnum, et une légion de scholiastes, dont le plus connu s'appelle Tzetzes.
(p. 705)

  • une lettre de Malherbe "A Monsieur de Balzac" :
On pensera peut-être que je craigne les antagonistes ; non fais : je me moque d'eux, et n'en excepte pas un, depuis le cèdre jusques à l'hysope.
(Oeuvres, Paris, Barbin, 1659)

  • l'Apologie du théâtre (1639) de Scudéry :
Certainement il n'y a jamais eu que Salomon qui ait connu toute la nature, depuis le cèdre jusques à l'hysope, et qui, par une révélation particulière, n'ait rien ignoré de tout ce qu'on peut savoir.
(p. 67)




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