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Du haut allemand


"Mon père, quoiqu'il eût la tête des meilleures,
Ne m'a jamais rien fait apprendre que mes heures,
Qui, depuis cinquante ans dites journellement,
Ne sont encor pour moi que du haut allemand."
Dépit amoureux, II, 6 (v. 687-690)

L'expression est à la mode.

Dans sa Muse Historique, Lettre I, du samedi 3 janvier 1660, le gazetier Loret y recourt :

Madame l’Université
Ne m’a, jamais, de rien été,
Et tout riche et docte langage
Dont les Gens savants ont l’Usage,
Hors le Français et le Normand,
Est, pour moi, du haut Allemand.
(éd. Ravanel-Livet, Volume III, p. 149, v. 15-20)

On la trouvait déjà chez Tabarin :

On voit bien que vous n'avez pas étudié, notre maître, et que vous participez à la moitié avec la nature asinine, car vous n'entendez que le haut allemand à toutes mes demandes.
(Rencontres, fantaisies et coq-à-l'âne du baron de Grattelard, éd. de 1858, p. 181)




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