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Employer de l'argent à des perruques


"Je voudrais bien savoir, sans parler du reste, à quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé depuis les pieds jusqu'à la tête; et si une demi-douzaine d'aiguillettes ne suffit pas pour attacher un haut-de-chausses? Il est bien nécessaire d'employer de l'argent à des perruques, lorsque l'on peut porter des cheveux de son cru, qui ne coûtent rien."
L'Avare, I, 4

Les économies sur les dimensions et l'ornementation des vêtements sont une des principes que prône la littérature facétieuse de la lésine.

Ainsi, dans

Le port de perruques fait également l'objet de plaisanterie dans La Contre-Lésine(1628)(4)


(1)

E perchè lo spendere poco è la principale parte dello sparmiare, e anche del guadagnare, pero ricordiamo che si prohibiscono tutte quelle cose, nelle quali si spende più, come sono i collari grandi già prohibiti in Ispagna: prohibiamo le maniche doppie, e alla Spagnola; prohibiamo ancora i capelli grandi, come sono quelli de Francesi, e i berettoni, che s'usano in alcuni lochi di Lombardia; e li vogliano alla bolognese, che si fanno con un palmo di robba; prohibiamo le maniche elle casacche, che s'usano hoggidi, tanto per li paggi, quanto par gli altri, che tembrano ali da civettini, e civettoni, e cio perche bastano le maniche del giubbone, e simplex est melius composito [...].
(p. 154)

(2)

Epargne pour les accoutrements
Pour raison des habillements, veut et entend la Compagnie honorable qu'on use de ceux qui coûtent le moins, et auxquels il y faut moins d'étoffe, si bien que si se peut vêtir de court ne s'habille le long, pour raison du profit qui s'en retire: toutefois celui qui va nécessairement accoutré le long qu'il fasse faire ses accoutrements le moins longs qu'il pourra, d'autant qu'en ce faisant la personne en est plus agile.
[...]
(La Fameuse Compagnie de la lésine, 1604, p. 43.)

(3)

Il [le Capitaine] ne voulut jamais demeurer d’accord que dans les péchés mortels, l’avarice en fut un ; au contraire il soutenait fortement que c’était une vertu, que par elle on évitait les vices, comme l’orgueil, trouvait son remède par la retenue des somptuosités tant des habits que des autres choses qui rendent insupportables ceux qui veulent satisfaire leur luxe […]
(Histoire véritable du Capitaine de la Sablonnière, p. 368)

(4)

De porter perruques
[...]D'autant que porter cette flotte de cheveux tant seulement sur le front est le propre des dames plutôt que des hommes, par ainsi le privilège qui est concédé pour ce regard soit tel,
qu'on ait à porter la perruque longue entournant tout le chef, en forme de couronne royale enrichie et embellie de pierres précieuses, perles et joyaux.
(La Contre-Lésine, 1628, p. 73-74.)




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