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En riant instruire la jeunesse


"C'est l'honneur qui les doit tenir dans le devoir,
Non la sévérité que nous leur faisons voir.
[...] je tiens sans cesse
Qu'il nous faut en riant instruire la jeunesse,
Reprendre ses défauts avec grande douceur,
Et du nom de vertu ne lui point faire de peur."
L'Ecole des maris, I, 2 (v. 169-182)

Le choix entre "douceur" et "sévérité" dans l'éducation des enfants fait l'objet de débats contemporains

Le commandement que les pères ont sur les enfants doit être ménagé avec encore plus de douceur [ …] non par la rigueur, ou les menaces qui ne pourraient que leur inspirer que la terreur ou que la haine, mais par la facilité et par la douceur, qui leur donnera de l’amour pour sa personne, et de l’obéissance pour ses volontés.
(La Première Partie des conférences académiques et oratoires, sur toutes sortes de sujets problématiques […] accompagnées de leur décision, où l'on voit l'usage des plus belles maximes de la philosophie et des plus beaux préceptes de l'éloquence, Paris, l'Autheur, à l'Académie des orateurs, 1661 (privilège : 20 mars 1661), p. 372)

L’homme est trop ennemi de la contrainte pour ne pas se raidir contre la sévérité : le sévère se fait haïr, il se rend insupportable ; la douceur, au contraire, est aimée de tout le monde, et celui qui en use vient à bout de tout ce qu’il entreprend.
(Ibid., p. 377-378)

  • dans La Famille sainte (1662) de Jean Cordier, au chapitre II.4 "Faut-il que la bonne nourriture ait plus de douceur que de sévérité ?"




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