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Encolure


"D'un censeur de plaisirs ai-je fort l'encolure
Et Mascarille est-il ennemi de nature ?"
L'Etourdi, I, 2 (v. 35-36)

"Je vois devant notre maison,
Certain homme, dont l'encolure
Ne me présage rien de bon."
Amphitryon, I, 2, v. 284-286

"Elle ? elle n'en fera qu'un sot, je vous assure.
Ouais, quels discours ! - Je dis qu'il en a l'encolure"
Le Tartuffe, II, 2, v. 539-540

L'expression est prisée des auteurs burlesques.

On la retrouve par exemple dans

  • l'Ovide bouffon (1662) de Richer (1)
  • Les Amours d'Apollon et de Daphné (1650) de D'Assoucy (2)
  • le Virgile travesti (1648) de Scarron (3)
  • le Don Bertrand de Cigaral (1650) de Thomas Corneille (4)


(1)
On connut bien à mon allure
Que j'avais d'un dieu l'encolure.
Pour ce de cloches on brinbala,
Et tout le peuple s'assembla
Bien dévotement dans l'église.
(éd. de 1665, p. 12)

(2)

L'écho reprend, et le Satyre poursuit :
"Oui, c'est ce Diable Dieu, c'est lui, je vous assure,
Je le connais à l'encolure,
Je le connais à l'hoqueton.
Faisons, Amour, faisons rétrogradation ;
Fuyons sans plus tarder dans cette grotte obscure ;
Que maudit soit le violon !
(III, 3)

(3)

Pour celle-ci, la malepeste!
C'est une donzelle céleste:
Son gousset sent le romarin;
Remarquez bien son air divin,
Son visage, son encolure,
Son ton de voix et son allure.
(Livre V)

(4)

Que trouvez-vous à redire ? Il est beau, doux, bénin
D'assez belle encolure, et de plus mon cousin.
(V, 12, p. 239 de l'édition de 1709)




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