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L'air cavalier


"Tout ce que je fais à l'air cavalier; cela ne sent point le pédant."
Les Précieuses ridicules, sc. IX.

Dans son Parnasse réformé(1668), Gabriel Guéret condamnera l'attitude désinvolte de certains mondains face à la création littéraire, dans des termes qui rappellent les propos de Mascarille :

Ecoutez-les, je vous prie, parler, ces Messieurs les distillateurs de maximes douces et amoureuses, ils n'ont autre chose dans la bouche que ces paroles : "Je me donne au diable si je suis poète, et si je sais seulement ce que c'est qu'enthousiasme. Je fais des vers, il est vrai, mais c'est pour tuer le temps; encore, ce sont de petits vers galants que je compose en me peignant. Je laisse aux poètes de profession tout ce grand attiral de fictions et et de termes ampoulés, je m'arrête seulement aux expressions tendres et délicates et je crois, Dieu me damne, avoir attrapé cet air de cour, dont la manière dame le pion à la gravité des savants" [...] On admire en eux ce tour cavalier qui n'est, à vrai dire, qu'une facilité de mal faire.
(p. 57-58).




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