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Le commerce de tout le beau monde


"Du simple bon sens naturel et du commerce de tout le beau monde, on s'y fait une manière d'esprit, qui, sans comparaison, juge plus finement des choses, que tout le savoir enrouillé des pédants. - Il est vrai que pour peu qu'on y demeure, il vous passe là tous les jours assez de choses devant les yeux, pour acquérir quelque habitude de les connaître, et surtout pour ce qui est de la bonne ou de la mauvaise plaisanterie."
La Critique de L'Ecole des femmes, sc. VI

Au second tome de ses Nouvelles nouvelles (achevées d'imprimer le 9 février 1663), Donneau de Visé met en évidence le rôle que joue l'air du monde dans les aptitudes des gens de qualité à la création littéraire :

— Je sais bien, Monsieur, lui repartis-je, en prenant parti des gens de qualité, que lorsque les personnes de naissance n'ont point d'esprit elles ne peuvent rien faire, non plus que les autres. Mais aussi pour peu qu'elles en aient, l'air du monde qu'elles respirent et qui les forme tous les jours leur sert plus que l'habitude pour faire des pièces galantes, et pour peu qu'elles travaillent sur cette matière, tout ce qu'elles font a un tour plus agréable, plus galant et plus spirituel que ce que font les autres.
(t. II, p. 159)




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