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Questions d'amour


Plusieurs des comédies de Molière contiennent des "questions d'amour", qui sont tantôt formulées explicitement dans le texte, tantôt implicitement contenues dans le thème que proposent le sujet ou une scène isolée.

Molière reflète en cela une pratique largement développée dans les salons durant les années 1650 et 1660 : après avoir été examinées au cours de la conversation, les "questions d'amour" sont parfois publiées avec leurs réponses (ainsi les Questions d'amour, ou Conversations galantes, dédiées aux belles de 1671 par Charles Jaulnay ou celles de Madame de Brégy) ou recueillies sous forme de maximes d'amour.

Dans ses Conseils d'Ariste à Célimène, l'abbé d'Aubignac, en s'offensant de ce genre de pratiques mondaines, en fournit une description circonstanciée :

Mais quel esprit serait assez indulgent aux extravagances du siècle, pour n’être pas surpris d’indignation d’entendre en compagnie des femmes signalées par la naissance et par la qualité, proposer une infinité de questions différentes sur le fait de la galanterie, où pour mieux m’expliquer, sur toutes les intrigues de leur vie scandaleuse, que dis-je les proposer ? en former des conférences, les traiter en disputes réglées, et faire d’une alcove riche et pompeuse, une école publique d’impudence. J’ai vu des conversations toutes occupées sur la difficulté de savoir, laquelle est la plus excusable de celle qui se laisse aller à la corruption par les empressements d’une mauvaise fortune ; ou de celle qui s’y trouve emportée par les lâches inclinations de son cœur ; si l’on doit plus estimer une coquette déclarée qui dans la vérité ne fait point de mal, qu’une fausse prude qui sait conserver un amant sans que l’on y connaisse rien.
(Conseils d’Ariste à Célimène sur les moyens de conserver sa réputation, Paris, N. Pépingué, 1666, p. 68-69)

On trouvera ci-dessous une liste des pages dans lesquelles apparaissent les questions d'amour traitées dans les comédies de Molière :

Etourdi (L'Etourdi)
ce qui peut marquer les plus parfaits amants (Les Fâcheux)
savoir s'il faut qu'un amant soit jaloux (Les Fâcheux)
un éclaircissement (Les Fâcheux)
prompts transports (Les Fâcheux)
tièdes galants (Les Fâcheux)
un charme à calmer toute notre colère (Les Fâcheux)
Posséder par un autre un coeur qu'on a manqué (Le Dépit amoureux)
Quand on aime les gens (Le Dépit amoureux)
l'amour est un grand maître (L'Ecole des femmes)
pourquoi ne m'aimer pas (L'Ecole des femmes)
les injures des amants n'offensent jamais (La Critique de l'Ecole des femmes)
un premier coup d'oeil allume en nous les flammes (La Princesse d'Elide)
un coeur préoccupé résiste puissamment (La Princesse d'Elide)
cet étrange choix où votre coeur s'engage (Le Misanthrope)
sa grâce est la plus forte (Le Misanthrope)
la raison n'est pas ce qui règle l'amour (Le Misanthrope)
il faudra que nous rompions (Le Misanthrope)
un amour si grondeur (Le Misanthrope)
aux autres tout autant (Le Misanthrope)
parlons à coeur ouvert (Le Misanthrope)
plus on aime quelqu'un, moins il faut qu'on le flatte (Le Misanthrope)
ARSINOÉ, CÉLIMÈNE (Le Misanthrope)
n'est pas toujours produit par un rapport d'humeurs (Le Misanthrope)
une coupable aimée est bientôt innocente (Le Misanthrope)
me justifier les termes que voici (Le Misanthrope)
défendez-vous, au moins (Le Misanthrope)
cette lettre (Le Misanthrope)
j'ai tort, je le confesse (Le Misanthrope)
Quelle joie ce peut être (L'Avare)
L'absence de ce qu'on aime (Amphitryon)
Le doux plaisir de se raccommoder (Amphitryon)
ce n'est point un choix (Don Garcie de Navarre)
mêlé de crainte (Don Garcie de Navarre)
ne perd qu'un infidèle (Don Garcie de Navarre)




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